Tests de Malwarebytes anti-malware pour ordi, mobile et tablette en 2019

Malwarebytes Anti-Malware

Malwarebytes anti-malware neutralise en temps réel les virus, spywares, ransomwares, failles de sécurité, rootkits, cryptomining et sites Web malveillants. Capable aussi de désinfecter n’importe quel matériel (ou device). En effet il tourne sur ordi PC et Apple iMac, mobile et tablette Android, iPhone et iPad. Je l’ai testé sur deux PC sous Windows, un mobile et une tablette Android.

Trois éditions : free, premium et premium trial

Une société californienne du nom de Malwarebytes Corporation a créé en 2008 Malwarebytes Anti-Malware (ou MBAM). Renommé ensuite Malwarebytes, il fonctionne sur tous les systèmes :

  • En version free il existe sous Windows 7 / 8 / 8.1 / 10 (ordinateur PC de bureau et portable).
  • Et en version premium, Malwarebytes anti-malware tourne sous :
    • Windows 7 / 8 / 8.1 / 10
    • MacOS 10.10 (ordinateur Apple iMac)
    • et Android 4.4 (mobile et tablette Samsung, Sony, OnePlus, Huawei et autres marques).
    • Pour l’instant il tourne sous iOS 11 (mobile Apple iPhone, tablette iPad et baladeur iPod) avec restriction. Ainsi il est disponible pour quelques pays pour l’instant, comme le Canada, les État-Unis et les Bahamas.

En version free

En version gratuite il complète les fonctionnalités d’un anti-virus en agissant en remédiation, , c’est à dire qu’il désinfecte votre ordi infecté par un malware. Il est particulièrement réputé pour cela d’après cet article.

En édition premium

En édition premium, en plus de la remédiation, Malwarebytes anti-malware protège votre ordi en temps réel contre les menaces suivantes :

  • neutralise les virus, spywares, adwares et les rootkits
  • stoppe les attaques de ransomware
  • protège votre navigateur et vos logiciels des attaques qui exploitent des vulnérabilités (ou failles de sécurité) pour infecter votre ordi
  • sécurise votre navigation sur Internet en bloquant les contacts avec les sites Web d’escrocs et les liens malveillants
  • bloque les escroqueries les plus récentes : le hameçonnage (ou phishing) pour pirater votre compte bancaire et cryptojacking (minage de cryptomonnaie à votre insu).

NB Parmi ces risques sur internet, les spywares et adwares sont des PUP, pour Potentially Unwanted Program, ie programme potentiellement indésirable. Ce terme a été créé par McAfee, autre éditeur de logiciel de sécurité sur Internet. Ils sont parfois appelés bundlewares ou junkwares.

En plus une garantie « 60 jours satisfait ou remboursé » accompagne cette version premium. Si Malwarebytes anti-malware ne vous ne satisfait pas, vous pouvez demander le remboursement dans les 60 jours après l’achat. Ensuite l’éditeur vous remboursera la totalité du prix d’achat.

En version «premium trial»

Malwarebytes bloque un malware en temps réel

Malwarebytes bloque un cheval de Troie sur le Web

Une version «premium trial» est accessible pour essai après installation de la version free. Elle est disponible pendant 14 jours sous Windows (ordi PC) et MacOS (ordinateur Apple iMac). Et pendant 30 jours sous Android (mobile et tablette Samsung, Sony, OnePlus, Huawei etc). Aussi 30 jours sous iOS (mobile Apple iPhone, tablette iPad et baladeur iPod). Au delà de la période d’essai, soit vous effectuez la mise à niveau, soit la version gratuite sera rétablie.

 Installation rapide et utilisation facile

Navigation sécurisée de Malwarebytes sur mobile Android

Navigation sécurisée sur mobile

L’installation de ce logiciel est particulièrement rapide. En effet j’ai laissé les options par défaut sur les deux PC sous Windows 8.1 et 10.

Et sur mobile et tablette Android j’ai demandé l’analyse de navigation sécurisée de Malwarebytes. Ainsi il peut détecter une tentative de phishing (ou hameçonnage) ou d’infection par un malware sur un site Web.

En revanche il conseille de crypter le mobile, voire la carte SD, option fournie par le Android. Mais je ne l’ai pas fait pour l’instant. Ainsi Malwarebytes détecte un problème non critique qu’il signale sur le tableau de bord.

Quant à la pratique, il est très facile à utiliser. Et les écrans sont très clairs. En particulier l’analyse en cours montre bien la progression de des étapes successives du processus.

Par ailleurs l’analyse, qui peut durer entre 4 et 51 mn, ne sature pas le matériel. Y compris sur mobile Samsung S3, je peux continuer à m’en servir sans être gêné.

Test de Malwarebytes sur un PC sous Windows 10

Malwarebytes en cours d'analyse sur PC

Malwarebytes en cours d’analyse sous Windows 10

J’ai installé Malwarebytes anti-malware depuis juin 2017 en version free sur un PC sous Windows 10. Et elle a été mise à jour régulièrement, actuellement en version 3.7.1. Par exemple l’analyse d’un PC (disque dur SSD) dure 4 minutes pour examiner 303 394 fichiers sans détecter de malware.

Mais pendant une courte période il avait été en version premium, avec les protections en temps réel. Et dans cette version premium il avait détecté 4 malwares :

  • PUP.Optional.Booking : affiche de la pub provenant de booking.com. Ce PUP utilise principalement des tâches planifiées pour déclencher les annonces. Il n’y a pas de protection en temps réel contre cette nuisance mais une remédiation est disponible
  • et trois fois PUP.Optional.MindSpark.Generic : programme pirate de navigateur qui affecte les principaux navigateurs Internet tels que Google Chrome, Firefox (Mozilla) et Internet Explorer / Edge (Microsoft). PUP.Optional.Mindspark est généralement installé par les utilisateurs eux-mêmes, qui peuvent être sollicités par des promesses de fonctionnalités exagérées. Il fournit des barres d’outils et des pages de démarrage MyWay. En prétendant proposer des loteries, des émoticônes d’applications et des outils utiles pour les loisirs et les intérêts des utilisateurs. Malwarebytes anti-malware propose une protection en temps réel contre cette nuisance, en plus de la remédiation.

Test de Malwarebytes anti-malware sur mobile Android 4.4

Malwarebytes trouve un PUP sur mobile

Malwarebytes trouve un PUP sur mobile

Par ailleurs je l’ai installé aussi sur un mobile Samsung sous Android 4.4 en mars 2019. Ainsi en version «premium trial» 3.6.0 il a détecté un malware en 2 mn :

  • PUP.Riskware.SMSreg.ABP : Ces PUP utilisent la plate-forme mobile et la confiance des utilisateurs pour installer une application qui présente des fonctionnalités intéressantes, mais qui est fournie avec des fonctionnalités indésirables, telles que le déchargement de la batterie, la fuite de données et la publicité agressive. Ces applications ne sont pas forcément malveillantes. Mais les utilisateurs peuvent souhaiter reconsidérer l’installation en raison de baisses de performances ou d’une mauvaise réputation des pubs.

Finalement l’analyse des malwares d’un mobile Android a duré 51 mn pour examiner 8 249 fichiers et 289 applications. Et elle a détecté un seul malware.

Par ailleurs la vérification de confidentialité d’un mobile Android dure 25 mn environ pour examiner 289 applications. Et elle indique notamment que 11 applications sont administrateur, 32 surveillent mes appels téléphoniques et 37 lisent mes sms.

Test sur tablette Android 4.4

J’ai testé Malwarebytes anti-malware aussi sur une tablette Samsung sous Android 4.4 en version premium d’essai 3.6.0 en mars 2019. Après avoir examiné 2 393 fichiers et 260 applications en 57′, il n’a détecté aucun malware.

Test sur PC sous Windows 8.1

Je l’ai testé aussi sur un PC (disque dur mécanique) sous Windows 8.1 où il était déjà installé. Après mise à jour vers la version 3.2, je l’ai relancé en mars 2019. Et il n’a détecté aucune nuisance après examen de 301 539 éléments (mémoire, fichiers, registre) en 15 mn.

Depuis 2014 il a détecté des dizaines de PUP dans les fichiers, dossiers, programmes en cours d’exécution et registre. Par exemple :

Malwarebytes sous Windows 8.1

Malwarebytes sous Windows 8.1

  • PUP.Optional.InstallCore : un bundler ou paquetage sur les systèmes Mac et Windows, téléchargé volontairement par l’utilisateur qui installe un logiciel désiré. Mais il installe aussi un logiciel de publicité ou un programme potentiellement indésirable (PUP pour Potentially Unwanted Program).
  • PUP.Optional.Multiplug : un type de piratage de navigateur qui intercepte la connexion entre le navigateur et Internet en utilisant une tactique de «fichier au milieu» pour envoyer des publicités à l’utilisateur. Des versions plus modernes de cette menace s’appellent Dotdo.
  • PUP.Optional.BrowseFox.A : une grande famille de logiciels de publicité qui utilise différentes méthodes de piratage de navigateur et de monétisation pour diffuser son message publicitaire.
  • PUP.Optional.Sanbreel.A : une autre famille de logiciels de pub qui utilise différentes méthodes de piratage de navigateur et de monétisation pour diffuser ses pubs.
  • PUP.Optional.Booster.A : un PUP packagé avec un logiciel freeware ou shareware légitime qui pirate le navigateur pour afficher des pages Web ou des publicités rémunératrices pour l’éditeur.

Défaut mineur éventuel

J’ai identifié un défaut lors de mes tests dans une configuration sur quatre, installée depuis 2014 sous Windows 8.1. En effet quand j’ai mis à jour Malwarebytes Anti-Malware, il a viré les logs dans l’interface du logiciel. Mais c’est mineur puisque les infos sont toujours disponibles dans le répertoire C:\ProgramDAta\Malwarebytes\Malwarebytes Anti-Malware\Logs. Et ces journaux d’activités sont consultables avec n’importe quel éditeur de texte. Enfin cet incident mineur ne s’est pas reproduit sur un autre matériel après mise à jour.

Par ailleurs le module anti-ransomware ne fonctionne pas sous Windows XP / Vista.

Sur Mac et iPhone ( iPad / iPod )

Malwarebytes fonctionne aussi sur Mac et iPhone / iPad / iPod.

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